dimanche 22 janvier 2017

Les parfumeuses - Warren 13


"- Inutile de t'inquiéter des parfumeuses, répondit Annaconda. Le village le plus proche est à une demi-journée de voyage. Jamais elles ne nous trouverons ici.
- Pardon, Votre Obscurité, mais qu'appelle-t-on une parfumeuse?"
Annaconda gémit.
" D'accord! Discutons-en."
Elle baissa les yeux vers le manuel et frissonna comme si un souvenir oublié lui revenait. L'image montrait une belle femme aux bras et aux jambes couverts de tatouages floraux.
"S'il l'arrive de rencontrer une parfumeuse - c'est très improbable -, tu ma reconnaîtras d'emblée à ces tatouages. Elle gagne une fleur à chaque sorcière qu'elle capture. Les meilleures parfumeuses en ont des centaines.
- Mais pourquoi nous capturent-elles?
- Parce qu'elles sont soi-disant de bonnes sorcières, adeptes de la magie blanche et désireuses d'aider. Ridicule! Pourquoi voudrait-on aider? Ces ignobles créatures flairent la magie noire. Elles sont capables de détecter une sorcière par l'odorat.
- Affreux! dit l'apprentie.
- Pire encore, continua Annaconda, elles savent que nous sommes vulnérables quand nous jetons des sorts, c'est donc dans ces instants qu'elles frappent. Elles nous attirent dans des flacons de parfums où nous demeurons à jamais enfermées."
(extrait de "Warren 13" de Tania DEL RIO et illustré par Will STAEHLE, édition Grafiteen)

Jeanne d'Arc magnésique - La Petite Communiste qui ne souriait jamais


"Comment rendre compte d'une petite fille qui décline les dangers comme autant de comptines dont elle sera bientôt lassée. [...]
Béla scrute ses cernes, son odeur, boit-elle suffisamment entre les entraînements? Et il doit également s'occuper de celles qui forment le décor maintenant, des figurantes: les autres filles de l'équipe. Ennuyeuses, prévisibles, leur peur et leur fatigue qu'elles tentent de dissimuler quand Nadia, elle, est une plante carnivore de dangers dont il faut la gaver. Elle suit ce que son corps dicte, ce corps capable d'inscrire le feu dans l'air, une Jeanne d'Arc magnésique. Elle grignote l'impossible, le range de côté pour laisser de la place à la suite, toujours la suite.
[...]
"Comment dire... Vois-tu chérie, Olga, maintenant, elle a... grandi. Que feras-tu?... Quand tu commenceras à perdre?"
Longuement, l'enfant fixe les femmes. Et d'une esquisse de sourire frondeur, elle s'extrait de l'abîme: "Je ne pense pas à perdre. Ce n'est qu'un début." Alors, attendries, on la laisse à l'enfance et, pour clore, on lui demande de chanter quelque chose en roumain, du folklore peut-être? La petite fronce le nez, se tourne vers sa comparse, elles se penchent l'une sur l'autre, conciliabule de chuchotements, puis, Nadia se redresse dans son fauteuil et, comme une déclaration d'indépendance, un chemin de traverse sans nœuds rouges, elle offre ses joues pâles et nues aux projecteurs e entonne, sans quitter la caméra des yeux: "Je suis un pe-tit gar-çon de bon-ne fi-gu-re je suis un pe-tit gar-çon la be-le a-ven-tu-re ô gué la bel-le a-ven-tu-re."
Autour de Nadia, les chiffres continuent de s'accumuler cet été 1976; cinq mille appels reçus à la Fédération canadienne de gymnastique en moins de trois mois, aux États-Unis, soixante pour cent d'appels supplémentaires aux urgences: celles qui ont voulu "jouer à Nadia" se sont cassé le poignet ou la cheville.
On dirait qu'elles ne craignent rien, de vrais garçons manqués, s’inquiètent les parents des petites filles de l'Ouest qui se suspendent aux branches les plus hautes des arbres et dînent en justaucorps, transpirantes et décoiffées. C'est une phase. Ça leur passera certainement."
(extrait de "La Petite Communiste qui ne souriait jamais" de Lola LAFON, Babel Actes sud; source Sipa Nadia Comaneci)

dimanche 15 janvier 2017

Les mots Oiseaux

La richesse des cultures, la richesse de notre culture. Notre langue fleurie est un bel exemple de ce que le rapports aux autres, au monde, offre de beau.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

"Les mots Oiseaux" de Marie TREPS et illustré par Gwen KERAVAL propose par thématique de nous emmener en voyage à travers l’étymologie de la langue française. Ici pas d'arrêt particulier pour le latin ou le grec mais des aventures plus anecdotiques. Les gourmandises, vêtements, déplacements, mobiliers de maison, fêtes, faunes, nous dévoilent ainsi des voyages.
Les mots désignant des produits ou us de pays exotiques sont souvent dépendant de leur origine: la tomate, la babouche, le cacao, le bonsaï, la karaté, le judo ou encore le kangourou. D'autres mots sont, par contre, plein de surprise.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Des produits n'ont pas changé depuis leur création: le croissant de Vienne proposé après la fuite des Turcs, la baba polonais pour se remémorer la grand-mère, le bateau canoë ou canot pris l'un et l'autre des indiens arawaks ou l'exclamation italienne bravo qui a juste perdu son féminin et son pluriel (brava et bravi).
D'autres se sont modifiés légèrement: le pyjama indien, vêtement de jambes ramené par les anglais pour en faire un vêtement de nuit, le toboggan des enfants ancien traineau algonquin.

© Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Nous découvrons le dragon végétal, le baldaquin perse, le bouquin hollandais comme petit livre et bois de hêtre sur lequel les textes sacrés sont écrits, le fantôme sur lequel nous marchons, l'ambre du cachalot ou grosse tête en portugais.

Quelques indices apparaissent dans les mots, explicités aussi pour certains comme le suffixe -ille diminutif espagnol pour jonquille par exemple
Et j'adore les bambins, bandits, brigands, malandrins, camarades, chenapans, espiègles (Till Eulenspiegel)...

 © Marie TREPS et Gwen KERAVAL/ Seuil jeunesse

Le tout est un abécédaire thématique et facétieux, parfait pour donner envie de voyager et de sourire.

mercredi 11 janvier 2017

"On ne nait pas femme, on le devient." - Ces instants-là


"Elle nage dans le lac de la montagne glacial pour se laver de sa sueur. Sur la surface bosselée de l'eau ondoie un visage. Simone de Beauvoir est assise sur les rochers et l'observe d'un air hautain. Elle porte un manteau de laine élégant, un petit chapeau chic et un foulard détaché autour du cou.
Tu mets de l'argent dans ton écrin de couture sous du croquet et des rouleaux de biais parce que tu ne lui fais pas confiance? N'as-tu pas de dessein plus grand? Ne sais-tu pas que sans rêves et ambitions, nul ne parvient à tirer quoi que ce soit de la vie?
[...]
La vie trouve son sens par l'action. Et ton action, c'est donc ceci, dit Simone, dont la voix porte doucement sur l'eau.
Tu ne voies pas que j'essaie de me raccrocher à ce qu'il y a de positif dans le quotidien? se défend-elle.
Ça manque un peu de conviction, entend-elle venir des rochers.
Il y a une différence entre vivre ici et à Paris. Pas pareil non plus que la vie dans Le Deuxième Sexe, dit-elle en recrachant de l'eau.
Oui, mais sais-tu si c'est mieux à Paris?
Toutes les possibilités y sont ouvertes, des milliers de possibilités, souffle-t-elle sous l'eau.
Et la tristesse. Pas seulement celle sur laquelle on écrit, mais aussi celle qui étouffe.
Mais tu as l'université et l'art, halète-t-elle en poussant fort sur ses jambes.
Tu rêves de vivre des choses. De faire ce qui est vraiment grand? demande Simone.
Oui, admet-elle. Et chaque fois que je prends conscience de la distance qui me sépare du but, s'insinue une insatisfaction qui empoisonne tout.
As-tu songé que tu employais tes forces aux mauvaises tâches?
Oui, mais les mauvaises tâches doivent être accomplies aussi. Il faut faire preuve de responsabilité.
A quel égard?
Les petits et le travail, dit-elle en grimpant sur les rochers. Glissants comme des anguilles et coupants.
Ta plus grande responsabilité, c'est toi! Il faut que tu prennes ta place, dit l'écrivain parisienne qui n'a pas d'enfants."
(extrait de "Ces instants-là" de Herbjorg  WASSMO, éditions 10/18; source photo)

vendredi 6 janvier 2017

"Brisé et presque voleur de vie, je m'enfuis avec mon amour de cendres enfermé dans leurs boîtes" - Poussière d'homme


"Noter, annoter, légender, décrire tous les détails de notre vie ensemble. Mon obsession. Du premier jour au dernier, rechercher les rires, m'accrocher à ces instants perdus comme à un radeau quand la mer de ma tristesse se déchaîne, renfiler les mailles de l'étoffe de notre histoire, sentir à nouveau la caresse d'une fin de journée ensemble et la douceur d'un réveil, rassuré par le regard de l'autre posé sur soi. Je voudrais que me chahutent sans fin les couleurs, les odeurs, les mots, les sensations, les frôlements, les frissons de ce temps vécu ensemble, hier. Ne rien égarer. De ces émotions rondes, lisses et lumineuses, je ferais un chapelet de perles de verre multicolores que je tiendrais au chaud, au fond de ma poche. Je l'égrènerais à loisir, à la manière des hommes d'Orient, alanguis et dilettantes."
(extrait de "Poussière d'homme" de David LELAIT-HELO; édition Anne Carrière; source photo komboloï (tronquée))

mardi 3 janvier 2017

Histoire vraie


"Ce matin, j'ai sauté sur mon bon cheval gris
Et nous voilà partis, tous deux, nous promener.
J'ai été pris en chasse par de fiers bandits
Qui m'ont tiré dessus: aïe, pan, dans mon côté!
Un trou de chat sauvage m'a servi d'abri.
J'ai dû ramper, glisser, afin de m'y cacher.
Des pirates m'ayant trouvé là endormi,
Je me suis vu, d'un coup, d'un seul coup, ligoté
A un poteau - et le feu avait pris
Sous mes pieds : sans mentir, j'ai bien failli crier.
Mais, chance, une sirène, ayant soudain surgi,
A coupé tous mes liens, disant désirant m'épouser.
Alors, j'ai dit : "C'est bon, je reviens mercredi."
Ça, c'était un mensonge, il me faut l'avouer.
Pénétrant dans la jungle en un marais pourri,
Sans un seul guide, hélas, pour pouvoir m’orienter,
Dans les sables mouvants, je me suis trouvé pris.
J'avais beau essayer, ressayer, m'acharner,
Pas moyen d'en sortir. C'est alors qu'a surgi
Une grosse couleuvre appelée Dorothée
Qui à des cannibales bientôt m'a remis
En vue de me rôtir ou de me fricasser.
Mais un aigle opportun, survenant, m'a ravi
Et dans les airs, ô joie, très haut m'a emporté.
Las, dans un lac bouillant il m'a lâché, ahi,
Un lac large d'au moins dis fois dis milles pieds
Où, que pouvais-je faire, à part, perdant la vie -
Eh oui, FINIR NOYÉ."

(extrait de "Le bord du monde" de Shel SILVERSTEIN; éditions Memo)

L'ours qui n'était pas là

Une de mes résolutions pour cette année 2017, si je poursuis encore ce blog, est de ne plus laisser trainer mes billets en brouillon. Soit je les termine, mal mais au moins j'en parle, car ma volonté est de partager une lecture et de vous donner envie, pas forcément de faire une critique aussi exigeante que je l'aimerais. Soit je les supprime.

Un voici un qui attend sagement que je parle de ces grifouilles, patouilles et errements.

***
© Oren LAVIE et Wolf ERLBRUCH/ La joie de lire

Je sais que quand j’achète un livre illustré par Wolf ERLBRUCH, le parti pris est poétique, empli de réflexion. Oren LAVIE, auteur, compositeur, interprète, offre ici avec son premier livre une quête de soi. "L'ours qui n'était pas" n'était pas. Pas là, pas présent, inexistant. Et puis il est apparu, de presque rien, d'une sensation, et puis il a grandit.

© Oren LAVIE et Wolf ERLBRUCH/ La joie de lire

Un ours, c'est sûr qu'il est bien un ours. Mais un autre doute, dans sa poche une feuille de papier avec la question "Es-tu bien moi?" et des indices. Il va alors chercher s'il est bien lui. A travers la forêt, à travers les rencontres. Il se découvre, découvre les autres mais aussi les sensations, les réflexions.
Qu'est-ce qui fait soi? Le regard des autres, la reconnaissance, une étrange sensation dans le ventre? Qu'est-ce qui fait l'autre? Le fait d'en prendre conscience?


© Oren LAVIE et Wolf ERLBRUCH/ La joie de lire

Cet album grand format est extrêmement poétique et plein d'humour mais pas que. Il part d'une question existentielle, soi, pour nous amener sur le chemin d'une redécouverte de ses sens, de ses sensations.

© Oren LAVIE et Wolf ERLBRUCH/ La joie de lire

Et puis il y a derrière ces questionnements le chemin parcouru, lent, chaleureux, bienheureux. Chaque page offre de petits détails de bonheur, chaque page est un poème en soi.
Et je ne me lasse pas des illustrations de ERLBRUCH.

© Oren LAVIE et Wolf ERLBRUCH/ La joie de lire


lundi 2 janvier 2017

La grande épopée des chevaliers de la Table Ronde

Je l'attendais depuis longtemps celui-ci. Nous avions bien abordé ce thème mais avec des livres où les personnages n'avaient que quelques pages pour s'illustrer. Ici ils ont le temps de prendre de la couleur et une réputation.

© Sophie LAMOUREUX et illustré par Olivier CHARPENTIER/ Actes sud junior


Ce premier volet de 50 chapitres, "La grande épopée des chevaliers de la table ronde, Arthur et Merlin" de Sophie LAMOUREUX et illustré par Olivier CHARPENTIER, nous présente Arthur avant la Table Ronde. Élevé par ce couple de seigneurs partis dans une province reculée et tranquille. Petit frère de Keu, soumis aux mêmes apprentissages pour devenir chevalier mais trop jeune. S'entrainant seul dans la forêt. Arthur a été élevé avec le respect de l'éducation chevaleresque et les récits des héros, dont ceux du roi Uther Pendragon ou de ce mystérieux Merlin.
La situation politique se fracture, le roi a été tué, il lui faut un successeur au trône de Bretagne, un chevalier qui se démarque par son courage et ses qualités aux jeux. Et non, Merlin demandé à l'aide indique que le roi sera élu par dieu. Il suffit d'attendre un signe divin, ce sera la fameuse épée coincée dans le rocher.

© Sophie LAMOUREUX et illustré par Olivier CHARPENTIER/ Actes sud junior

Arthur découvre alors qu'il sera roi et accepte pour prouver sa valeur de se mettre à l'épreuve et part de part son pays (et en Normandie) vaincre les méchants. Ce seront les combats du chevalier au papegau, car Arthur laisse de côté son nom pour n'être reconnu que par ses actes et est accompagné depuis peu par ce perroquet en cage tenue par un nain muet.
La destinée d'Arthur est en avant, le jeune garçon devient un jeune homme, part de chez lui, découvre sa vraie identité, rencontre dragons rouge et blanc, ogre, géant, Chevalier poisson, Lancelot mais aussi de belles créatures, une inconnue qu'il reconnaitra et Guenièvre bien-sûr.
Le courage, la force, la tactique mais aussi d'énormes doutes ravivent le jeune Arthur. Merlin et Morgane apparaissent dans toute leur complexité.

© Sophie LAMOUREUX et illustré par Olivier CHARPENTIER/ Actes sud junior

Les illustrations d'Olivier CHARPENTIER sont faites de pages très colorées et utilisant le noir comme couleur, les personnages sont presque aussi flous que le fond, délimités par des aplats de couleurs et quelques détails graphiques. Il saisit une atmosphère, propose comme des gravures sur fond mouillé.


Que dire: nous attendons la suite avec impatience! En attendant, nous lisons d'autres versions, "Merlin" de T.A.BARRON mais aussi ce très bon livre à picorer par thèmes "Arthur, roi d'hier et d'aujourd'hui" de Kevin CROSSLEY-HOLLAND et illustré par Peter MALONE (que je recommande vu la profusion de références historiques, légendaires et littéraires qu'il fournit). "Au pays du Roi Arthur" de Nicolas CAUCHY et illustré par Aurélia FRONTY comme de petites mises en bouche sur Arthur, Lancelot ou Perceval ou le dernier magazine Contes et légendes.


dimanche 1 janvier 2017

Atlas comment va le monde?

Vlà-t-y pas que de nouveaux documentaires viennent rejoindre d'autres? Des nécessaires. Oui, encore et toujours.
A chaque âge, j'aime en proposer.
Les premières années ce sont les leçons de choses, des imagiers... la nature principalement, pour cette source inépuisable de curiosité (oiseaux, animaux, arbres, fleurs, insectes), puis le corps humain que je place dès les premiers questionnements sur les pipis-cacas (propreté). Ce sujet est un must plusieurs fois par semaine (des livres sérieux, de l'humour, juste un imagier, un puzzle).
Puis arrivent les questionnements sur le monde, l'évolution, l'univers...
Et maintenant les sujets d'actualité, la philosophie, les sciences, les autres hommes, l'histoire et les atlas.

Voici un documentaire important pour bien démarrer l'année: comprendre les relations des hommes entre nation, au monde... un début d'apprentissage pour mieux se comprendre... peut-être.
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© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior


L'"Atlas comment va le monde?" de Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, et illustré par Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS arrive ainsi. Avec son parti-pris d'illustrer le propos plutôt que de partir sur un long discours, les 22 cartes apportent ce qu'il faut de mise en évidence et sont source de questionnements.

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior


Certains éléments culturels ont déjà fait l'objet de livres comme l'alimentation, le sport, la prière ou la danse. Ils sont ici vus dans leur différence et leur expansion. Et puis là où on s'aime avec une tolérance de genre(s).

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior

Le point le plus important est la comparaison surtout sur les disparités, d'éducation, de droits de l'homme respectés, d'eau potable, de peuplement, de dangers ou de dirigeants mondiaux. L'ONU et les guerres menées. Les situations géographiques qui pourraient éloignées le peuplement des hommes (déserts, forêts, volcans, ouragans, séismes), les mégapoles, les criminalités, tensions, terrorismes. Mais aussi quelques histoires de migration de population. Une belle visualisation de la richesse des pays, la distribution inégale ou l'indice IDH (indice de développement humain que son l'éducation, la santé et le niveau de vie).

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior




Le troisième volet parle d'écologie: espèces menacées et parcs naturels, climat, poubelles, pétrole. Puis quelques solutions.

© Laure FLAVIGNY, Jessie MAGANA, Aurélie BOISSIERE et Séverine ASSOUS/ Actes sud junior

A chaque planisphère, un texte reprend les éléments principaux et inclus en dessins les icônes inscrits dans l'illustration. Plus besoin de légende. C'est clair, simple et au fur et à mesure des endroits du monde prennent consistance.
C'est une première base de géopolitique, des termes sont amenés comme la mondialisation et les rapports au monde plus concrets. Vraiment une très très belle proposition pour les jeunes lecteurs.

dimanche 25 décembre 2016

Le vent du nord


Tarjei VESAAS est un auteur qui m'attire irrésistiblement. Pourtant je n'ai pas accueilli tous ses livres avec le même enthousiasme. Le découvrant avec "Les oiseaux", fabuleux, j'ai été sur ma réserve pour les autres lus après..."Palais de glace", "Nuit de printemps". Et pourtant. Ce sont des livres que je sais adorer en seconde lecture. Vous savez, comme un petit gout de revenez-y, vous y verrez des merveilles.
A chaque fois, vous êtes sur le fil. Nous ne savons jamais si l'issue sera belle et douce, l'atmosphère est pesante. Cela peut venir d'une présence mystérieuse, symbolique, de la nature belle et effroyable, des ressentiments... ou d'une certaine folie.

Avec "Le vent du nord", recueil de nouvelles, je renoue avec le meilleur de ce que je pense de l'auteur.
Il nous entraine souvent dans les pas d'enfants. Ils sont spontanés et souvent insouciants. Mais rien n'est idyllique. Ni la relation aux parents. La relation filiale semble belle et douce, les adultes sont certes occupés mais aiment leurs enfants et pourtant il y a un instant de peur. Ni l'atmosphère, sous ce beau tableau il y a  une fulgurance de tous les dangers. Les enfants jouent avec le feu ou découvrent le voile pessimiste de la vie. "Samedi soir" est une frayeur du quotidien, les peurs d'un accident et la vie qui va bon en mal en. Le pire étant la découverte d'une vie où tout n'est pas beau et rose. "Le redoux" est attendu par une fillette: sa chatte accouchera après le gel lui a assuré son papa adoré. Elle est impatiente, coupable et, malgré elle, source de confrontation.
Il y a bien ses petits moments de joie, de picotements, de tiraillements, de prises de risque limitées ou de vrais dangers comme dans "La fourmi intrépide", "Le bonhomme de pain d'épice", "L'anniversaire", " Celui qui rentra le dernier" ou "Arne".
Et puis il y a les nouvelles qui vous laissent sans voix. "Le cavalier sauvage" où cet enfant échappe avec joie à l'école pour aller en ville avec son père. Sa mère ne les accompagne pas. Et puis un accident à côté du bus, un taureau qui se rebelle contre le destin. Un magasin de jouets fermés. Tout dérape... ou tout avait déjà dérapé! "Le petit Trask" connait toute sa leçon par cœur, il n'attend qu'une chose c'est que sa maitresse l'interroge. Mais elle a peur d'être prise à défaut, c'est son jour de validation. Eux deux sont dans la tourmente. Ou "Le petit être sans nom" qui vit une journée de plus.
Ces 13 nouvelle se terminent par "Tusten", qui nous présente doucement le héros des "Oiseaux".

Tout peut être doux et chaleureux et pourtant Tarjei VESAAS laisse apercevoir toutes les failles possibles, toutes les voies du malheur. Rien n'est beau par dessus tout. La lecture est sous tension, poétique et un brin cynique. Mais c'est bon!


"[Son cadeau] état posé sur le bureau: une tour carrée enveloppée dans du papier journal." - Le ciel nous appartient


"
"Qu'est-ce que c'est? " demanda Sophie.
Le présent avait la taille d'une armoire de toilette, mais même de la part d'un être aussi excentrique que Charles, cela semblait assez invraisemblable.
"Ouvre-le."
Sophie déchira le papier.
"Oh!"
Un fouillis de mots se bouscula sans pouvoir sortir de sa bouche. C’était une pile de livres, dont chacun avait une reliure de cuir de couleur différente. Ce cuir étincelait, malgré le ciel gris au-dehors.
"Il y en a douze. Un pour chaque année.
- Ils sont magnifiques. Mais... Charles, ils ont dû te coûter une fortune!"
Rien qu'en les regardant, on les devinait doux et chauds au toucher. Un cuir de cette qualité ne pouvait pas être bon marché.
Charles haussa les épaules.
"Douze ans est l'âge idéal pour commencer à collectionner les belles choses, dit-il. Chacun de ces livres était l'un de mes préférés.
- Merci! Merci.
- C'est à cet âge que les lectures se gravent dans la mémoire. Les livres sont des clés qui ouvrent toutes les serrures du monde."
(extrait de "Le ciel nous appartient" de Katherine RUNDELL, éditions Les grandes personnes)

dimanche 18 décembre 2016

Le moindre des mondes


Le pasteur Baldur est parti à la chasse à la renarde rousse. "Elle dansait debout sur ses pattes arrière et on aurait dit qu'elle planait au-dessus du sol; en ondulant telle une anguille dans une rivière.
La quatrième apparition poussa un cri quelque part dans la nuit, invisible dans l'obscurité:
Agg-agg!
L'homme se ressaisit. De ce côté du pays, les renardes au pelage roux étaient si rares que la présence d'une seule d'entre elles donnait lieu à une histoire dans la ferme voisine. On parlait de la Noiraude, de la Timide, de Celle-qui-dansait, de Celle-qui-glapissait; pourtant, il s'agissait toujours de la seule et même renarde."
Ce jeu de cache-cache, d'intuitions, pour la vie ou la mort, les entraine encore plus haut, vers les crevasses, en plein milieu de la tempête de neige. Un pas après l'autre, il la suit et quand il la perd, elle appelle. Elle l'appelle...
Au même moment, un assistant du pasteur, Halfdan, va chercher une dépouille chez le botaniste Fridrik. Une apparition sur le cheval et pourtant un simple d'esprit en descend, à la sueur acre de café. Il vient pour la "camabé de la caille"... la "famabhée de la quille"... "le bacchimée de la faille", enfin "le macchabée de la fille". En prenant un thé, face au poêle de faïence, il ne sait pas encore que sa vie va changer. Fridrik se charge de ce qu'il peut. De mettre en ordre la fin de vie de Hafdis, cette jeune femme atteinte de la maladie de down ou trisomie 21. Une jeune femme aux borborygmes véritable langage, abandonnée, recueillie, fiancée de l'idiot du pasteur. Une jeune femme catalyseur d'un monde... une fois morte, il faudra rendre des comptes.


Sjon offre avec "Le moindre des monde" le moment charnière de plusieurs existences. Dans cette nature sauvage, emplie de divinités, le folklore laisse la place à l'appel de la vie. La renarde rousse, normalement bleue ou Skugga-Baldur (titre en version originale), se joue de l'homme. Quand un autre homme tente lui de proposer un  juste retour des choses. Une délicatesse si discrète, juste de toutes petites attentions qui marquent pourtant le meilleur de l'homme.
Ce très court roman nous emmène dans le tragique du rapport humain, du handicap. Il marque aussi la puissance de la nature et de la vie pour reprendre ses droits. Puissant!

vendredi 2 décembre 2016

Je me fais offrir des bandes dessinées... pas vous? 1/...

Cela fait une bonne année que les bandes dessinées, ou plutôt les romans graphiques, ont pris une place à part dans mes lectures. Elles arrivent dans notre bibliothèque par grappe.
Plusieurs raisons à cela:
- notre déménagement me change mon parcours de maintien juste après la sortie de chez le chiropracteur... de mon retour à la maison à pieds en passant sous la Tour Eiffel, je dois maintenant obligatoirement prendre le métro et le bus, tout en m’acquittant de mes 20 minutes de marche minimum pour garder le bénéfice d'une colonne vertébrale remaniée... je fais ainsi deux arrêts de métro à pied dans une direction qui me convient bien...
(bon, bon, prétexte fallacieux, j'en conviens)
- j'achète beaucoup moins d'albums jeunesse qu'avant. Le lutin a grandit et les lectures du soir sont passées à d'autres supports. J'aime toujours cette relation entre l'image et le texte, dialogue entre auteur et illustrateur. Je picore encore dans le rayon jeunesse parce que décidément je trouve les contenus fabuleux. Les romans graphiques m'apportent là une plus longue immersion.
- parce que les cadeaux sont faciles à trouver dans une liste pareille
- parce que j'ai un repaire d'amateurs éclairés de bandes dessinées (où je vais juste après le chiropracteur): une librairie comme je les aime, avec un libraire extrêmement disponible (enfin peut-être pas pendant les périodes de Noël), offrant ses conseils, les actus et son intertextualité. Si vous lui demandez, il vous conviera à des découvertes que vous n'auriez peut-être pas faites seul. En revenant avec votre rendu de lecture, il vous axe vers d'autres propositions. J'adore! Alors n'hésitez pas à y aller de ma part si vous êtes sur Paris et que vous aimez la BD ou le roman graphique: Libraire BD16, 43 rue de la pompe dans le 16ième.

Attention, ces romans graphiques sont destinés aux adultes ou adolescents. Et je vois là qu'il va me falloir faire de nombreux billets pour vous donner envie (si billet lien en cliquant).

Un premier lot de coups de coeur:


"Satanie" de Fabien VEHLMANN et illustré par KERASCOET
Un groupe de spéléologues vont rechercher un jeune homme disparu depuis quelques mois. Il partait à la recherche d'un autre monde, de néandertaliens peut-être. Une bande dessinée qui nous entraine vers un monde un peu visqueux où les défauts des hommes prennent une autre ampleur. C'est organique, chaud, diablement chaud.
"Trois ombres", "Portugal" * et le magnifique "Les Equinoxes" ** de Cyril PEDROSA
* Un homme se perd dans sa relation de couple, dans ses origines, il part se ressourcer, se rechercher. Magnifique
** Un kaléidoscopes de moments de vie, d'étapes qui changent la donne, pas de beaucoup mais peut-être de l'essentiel, un extrait ici
"Stupor mundi" de NEJIB
Un savant au Moyen Age cherche le soutien d'un seigneur, pour lui et sa fille handicapée. Il compte mettre au point une magnifique découverte, venue du diable.
"Un océan d'amour" de Grégory PANACCIONE et Wilfrid LUPANO
Roman graphique sans parole mais avec des embruns, des vagues dans la figure et le cri d'une mouette. Un couple de bretons s'aiment mais ne sait plus pour quoi, le mari part à la pêche et va vivre une grande aventure. L'amour sera -t-il le plus fort?
"Daytripper" de Gabriel BA et Fabio MOON
Un écrivain meurt à différents moments de sa vie. Qu'est-ce que cela changerait-il à sa personnalité si la destinée le faisait partir enfant, adulte ou vieillard. Très belle immersion dans nos errements.
"Sauvage ou la sagesse des pierres" de Thomas GILBERT
Qu'est-ce qui nous retient à la vie? L'amour, le corps. Qu'est-ce que le retour à la nature? Est-ce idyllique? Oublie-t-on les défauts humains pour de la sérénité?
"Le Singe de Hartlepool" de Jérémie MOREAU et Wilfrid LUPANO
Pendant les guerres napoléoniennes, un bateau français s'échoue en Grande-Bretagne. Un chimpanzé, mascotte du bateau, survit mais il est découvert par ces habitants un peu perdus dans leur contrées. Des quiproquos, des préjugés, une forme d'humour noir. C'est bon, très bon!
"L'autre laideur, l'autre folie" de MALES
Une rencontre, deux moments de vie entre parenthèses, une découverte de soi, du beau, du laid, de l'amour fugace. Gros gros coup de coeur!
"Habibi" de Craig THOMSON
Femme dans le monde musulman, entre rêve et réalité, entre terrible constat et mille et une nuits.
"Panthère" de Brecht EVENS
Dialogue entre une enfant et une panthère imaginaire. Pas si doux qu'il n'y parait.
"Annie Sullivan et Helen Keller" de Joseph LAMBERT
Le passage du monde froid et noir, vécu par une enfant sourde et aveugle, à une ouverture vers le monde et son éducation aux choses.

liens

mardi 29 novembre 2016

J'offre des livres jeunesse... pas vous? 2/ Spécial documentaires

Je suis persuadée que la curiosité des enfants se doit d'être entretenue... Les questions sur le monde sont un moteur d'envie et de vivacité. Les documentaires jeunesse forment une bonne part de notre bibliothèque jeunesse familiale. Les réponses sont ainsi faites par des passionnés, des passeurs de curiosité, et amènent aussi d'autres réflexions.



Une petite partie de notre bibliothèque...

Imagiers, leçons de chose, mise en pratique de la science, focus historique etc... Je vous laisse aller visiter le premier billet que je faisais là, en attendant un second.

dimanche 27 novembre 2016

J'offre des livres jeunesse... pas vous? 1/... Spécial filles

Les fêtes arrivent et j'ai des nièce et filleule, filles d'amis et connaissance alors voici un premier billet sur les livres que j'aime offrir aux filles. Même si je n'aime pas la différenciation sexuelle des lectures, il faut avouer que j'ai tout de même une thématique pour justement ne pas se contenter d'être une fille.

Parce qu'il faut qu'elle grimpe aux arbres, s'écorche les genoux, danse, court et tire la langue.
Parce qu'elle doit restée curieuse et un peu effrontée... parce que je les aime corsaires presque plus que princesses.

(un lien est mis sur les livres dont j'ai parlé plus longuement ailleurs et les tranches d'âge ne sont qu'un indice - billet en cours mais il faut bien que je le publie avant de le rendre plus complet encore et inter-thématique)

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Pour les plus jeunes:
- des albums:
  Afficher l'image d'origine Zizi chauve-souris, tome 1 : Cheveux rester par Trondheim Zizi chauve-souris, tome 2 : 700 000 aventures par seconde par Trondheim  La Barbe Bleue ou conte de l'oiseau d'Ourdi par Fdida Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc La Belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée Afficher l'image d'origine Le grand désordre par Crowther L'Enfant racine par Crowther

"Brindille" de Rémi COURGEON (ou se trouver une place, être pugnace pour enfin être soi)
"Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon" de Christian BRUEL, d'Anne GALLAND et illustré par Anne BOZELLEC (ou le questionnement sur les attentes parentales face aux garçons et aux filles)
"Le grand voyage de Mademoiselle Prudence" de Charlotte GASTAUT (ou l'aventure d'une enfant presque princesse)
"Pas belle" de Claude K.DUBOIS (pour parler de ce dictat de la beauté)
Les contes d'avant PERRAULT racontés par Jean-Jacques FDIDA, "Cendrillon ou La Belle au soulier d'or", "La Belle au bois dormant ou Songe de la vive ensommeillée" illustrés par Delphine JACQUOT, "Le Petit Chaperon rouge ou La Petite Fille aux habits de fer-blanc" illustré par Régis LEJONC"La Barbe Bleue ou conte de l'oiseau d'Ourdi" illustré par Jean-Jacques CACHIN
"Histoires de reines" de Camille VON ROSENSCHILD et illustré par Hélène DRUVERT (pour le choix de 5 personnages féminins de caractère: Pocahontas, Sissi impératrice, Cléopatre, Marie-Antoinette et la Grande Catherine)
"Le grand désordre", "L'enfant racine", "Annie du lac" de Kitty CROWTHER (parce que Kitty CROWTHER est merveilleuse dans les nuances des émotions)
"Zizi chauve-souris" de Lewis TRONDHEIM et illustré par Guillaume BIANCO (avec monstres, nuit noire, sang, chauve-souris... parce que les garçons ne sont pas les seuls à aimer)



Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origineAfficher l'image d'origine Fifi à Couricoura par Lindgren Fifi Princesse par Lindgren
- petits romans (à leur lire si elles ne sont pas encore lectrices)
"Fifi Brindacier" d'Astrid LINDGREN et illustré par Ingrid VANG NYMAN (ou l'effronterie, la spontanéité et l'espièglerie sont de mise, en 3 tomes)
"Les malheurs de Sophie" de la Comtesse de SEGUR, pas d'adaptation, le texte intégral ou certains épisodes (pour le plaisir des bêtises, d'une certaines idée de l'enfance et de la spontanéité) et si vraiment cela lui plait poursuivez la trilogie avec "Les petites filles modèles" et "Les vacances" (illustrations de Sophie de LA VILLEFROMOIT ou de Claire DEGANS par exemple)

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Pour les pré-adolescentes:
Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine  Les carnets de Cerise, Tome 1 : Le Zoo pétrifié par Chamblain Les Carnets de Cerise, tome 2 : Le Livre d'Hector par Chamblain Les Carnets de Cerise, tome 3 : Le Dernier des cinq trésors par Chamblain Les carnets de Cerise, Tome 4 : La déesse sans visage par Chamblain Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine

 "Quatre soeurs", "Enid" et "Hortense" et "Bettina" (extrait) de Malika FERDJOUKH et illustré par Cati BAUR (ou la transmission entre filles et le passage de l'enfance à l'âge adulte avec 5 personnalités)
"Alice aux pays des merveilles" et "Alice de l'autre côté du miroir" de Lewis CARROLL (illustré par Benjamin LACOMBE, Arthur RACKHAM ou Rébecca DAUTREMER)
"Les Carnets de Cerise" de Joris CHAMBLAIN et illustré par Aurélie NEYRE (parce que Cerise est espiègle, curieuse, entreprenante et enquêtrice et qu'elle cumule les dessins et les écrits de ses émotions), 3 tomes indépendants.
"Le luminus tour" (pour la poésie des petits détails et les multiples références, pour ces indices de princesses, pour une Alyss), "Chapellerie pour dames de coeur, chats bottés et enfants songe" de Frédéric CLEMENT (micro-détail de l'émerveillement)

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Pour les adolescentes:
Afficher l'image d'origine Il était une fois les filles ... mythologie de la différence par Banon
"Miss Charity" de Marie-Aude MURAIL et illustré par Philippe DUMAS (ou une enfant grandit dans la curiosité scientifique et créatrice)
"Il était une fois les filles... mythologie de la différence" de Patrick BANON et illustré par Anne-Lise BOUTIN (pour que jamais plus il y ai une différence... arguments à l'appui)


Billet complété au fur et à mesure des découvertes (et des oublis)!
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